Chronologie nucléaire

date

Mise en place des forces nucléaires françaises

Mesures de désarmement nucléaire de la France

Contrôle des armements et désarmement nucléaires (international)

France : période secrète (1945-1958)

18 octobre 1945

Ordonnance du Gouvernement provisoire (présidé par le général de Gaulle) créant le Commissariat à l’Energie Atomique.

mars 1946

Affectation au CEA du Fort de Chatillon et d’une enclave de la Poudrerie du Bouchet.

mai 1946

Création du Laboratoire de recherche Balistiques et Aérodynamiques (LRBA) à Vernon. Une quarantaine d’ingénieurs allemands provenant des centres d’essais du IIIème Reich seront transférés, en avril 1947, à Vernon pour travailler aux programmes de ce centre.

1947

Expulsion des ministres communistes de la coalition gouvernementale.

15 décembre 1948

Divergence de ZOE première pile atomique française, à Fontenay-aux-Roses.

décembre 1949

Première production de plutonium par le CEA au Centre de Châtillon (quelques milligrammes).

28 avril 1950

Révocation de Frédéric Joliot, membre du parti communiste, de son poste de Haut-Commissaire du CEA.

avril 1951

Premier essai en vol de la sonde P2 réalisée par le LRBA.

3 septembre 1951

Création par la Direction des Etudes et Fabrications d’Armement (DEFA) d’une " Section Atomique " dirigée par I.G. Chanson. 

8 novembre 1951

Pierre Guillaumat est nommé administrateur général du CEA.

début 1952

Pierre Guillaumat décide de construire l’usine plutonium de Marcoule. Les travaux sont réalisés avec des crédits civils.

mai 1952

Création du Commandement des Armes Spéciales confié au colonel Ailleret chargé de coordonner les études et expérimentations dans le domaine des armes nouvelles.

11 septembre 1952

Installation à Bourges du Commandement des Armes Spéciales.

fin 1952

Mise en service du Centre d’Etudes nucléaires de Saclay.

1954

La Direction des Etudes et Fabrications d’Armement (DEFA) implante sa "Section atomique" à la batterie de Limeil.

juillet 1954

Pétition de personnels du CEA contre la production d’armes atomiques.

20 octobre 1954

Création de la Commission Supérieure des Applications Militaires de l’énergie atomique.

4 novembre 1954

Création (secrète) du Comité des Explosifs Nucléaires, dirigé par le général Crépin.

15 novembre 1954

Présentation par le colonel Ailleret du projet K 104 pour quelques bombes atomiques (coût estimé : 100 milliards de francs).

novembre 1954

Décision de construire une usine de fabrication de plutonium à Marcoule.

26 décembre 1954

Un conseil interministériel présidé par Pierre Mendès-France examine les modalités de réalisation de la bombe atomique (coût estimé : 125 milliards pour la bombe et 45 milliards pour deux sous-marins à propulsion nucléaire).

28 décembre 1954

Création (secrète) au CEA du Bureau d’Etudes Générales (BEG) chargé de mettre en route les applications militaires du nucléaire.

1955

Démarrage de l’usine de fabrication de barres d’uranium gaînées, de la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques (SACM), à Annecy, pour fournir les barres destinées à G1. Cette usine sera reprise par la SICN (Société Industrielle de Combustible Nucléaire) en 1957.

1° mars 1955

Le Colonel Buchalet prend la direction du BEG.

mars 1955

Protocole financier Armées-CEA-Finances.

juin 1955

Début de la construction de l’usine d’extraction du plutonium (UP 1) à Marcoule.

3 juin 1955

Protocole CEA-Poudres. Création du Centre d’Etudes de Vaujours (CEV).

8 juillet 1955

Achat (secret) du domaine de Rue à Bruyères-le-Châtel (B III).

juillet 1955

Décision (secrète) de construire à Cherbourg le premier sous-marin nucléaire, le Q 244.

octobre 1955

Création à Lyon de l’Ecole militaire de Spécialisation Atomique (EMSA).

7 janvier 1956

Divergence de G1 à Marcoule.

11 février 1956

Création du Groupe des Expérimentations Spéciales (GES) chargé des études et coûts de fabrication des armes nucléaires.

juillet 1956

Premières installations à B III.

26 octobre 1956

Ouverture à la signature du statut de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)

28 novembre 1956

Commande à Dassault pour des études sur un Mirage IV en version bombardier.

5 décembre 1956

Création (secrète) du Comité des Applications Militaires de l’Energie Atomique (CAMEA) en rempalcement de la Commission Supérieur des Applications Militaires de l’Energie Atomique et du Comité des Explosifs Nucléaires. Installation des principaux laboratoires à B III.

7 février 1957

La Direction des Techniques Nouvelles (DTN) remplace le BEG.

février 1957

Création de l’Ecole d’Applications Maritimes de l’Energie Atomique (EAMEA) à Cherbourg.

18 mars 1957

Le général Ailleret est chargé de superviser la totalité des essais atomiques. Création du Centre d’essais et d’Expérimentation du Sahara (CEES) et du Groupe Mixte Armées-CEA des Expérimentations Nucléaires.

20 mars 1957

Partage des responsabilités des essais entre la DTN (CEA) et l’Armée. Reconnaissance au Sahara. Une zone de 108 000 km2 au sud-ouest de Reggane sera classée "terrain militaire" le 10 mai 1957.

mai 1957

Lancement par Félix Gaillard et Bourgès-Maunoury du prototype d’avion de bombardement, dérivé du Mirage III de la Générale Aéronautique Marcel Dassault, qui deviendra le Mirage IV A.

juin 1957

Création de l’annexe du Centre d’Etudes de Vaujours à Moronvilliers.

mi 1957

Décision de construction de l’usine de transformation de concentré d’uranium en UF4 à Malvési.

juillet 1957

Achat du domaine de Valduc et création du "Centre annexe D1" (Centre d’Etudes de Valduc) de B III pour l’assemblage des ogives nucléaires.

29 juillet 1957

Entrée en vigueur de l’AIEA

15 novembre 1957

Création du service des essais.

janvier 1958

Mise en service de l’usine UP1 d’extraction du plutonium à Marcoule.

11 avril 1958

Décision gouvernementale officielle signée par Félix Gaillard pour l’explosion nucléaire prévue dans le premier trimestre 1960. Ce décret a été signé le 22 avril alors que Félix Gaillard était démissionnaire et antidaté du 11 avril. Il autorisait également l’acquisition des terrains de Pierrelatte pour la construction de l’usine de séparation isotopique de l’uranium.

Fin de la " période secrète " (France)

12 juillet 1958

De Gaulle décide la construction à Pierrelatte d’une usine de séparation isotopique de l’uranium.

21 juillet 1958

Première divergence de G2.

22 juillet 1958

Confimation par de Gaulle de la décision du 11 avril prévoyant la première explosion nucléaire au cours du premier trimestre 1960.

12 septembre 1958

Création de la Direction des Application Militaires (DAM) du CEA (ancienne DTN).

septembre 1958

Arrêt de la construction du réacteur du Q 244. Le poids du réacteur se révélant supérieur à celui du sous-marin.

11 octobre 1958

Arrestation et incarcération à Papeete de Pouvanaa o Oopa, député (à l’Assemblée nationale française) et leader des indépendantistes polynésiens.

23 octobre 1958

Le général de Gaulle refuse d’approuver un moratoire sur l’arrêt des essais nucléaires.

janvier 1959

Rattachement officiel du Centre de Limeil à la DAM.

7 février 1959

Création du Centre d’Etudes de Cadarache.

20 février 1959

Obtention du premier lingot de plutonium à UP1 Marcoule.

17 mars 1959

Le gouvernement décide la priorité absolue à la force de frappe, avec démarrage de la série des Mirage IV et des études d’un engin balistique.

7 mai 1959

Signature de l’accord franco-américain sur la fourniture par les Etats-Unis d’uranium 235 enrichi jusqu’à 90 % pour une installation de propulsion nucléaire prototype à terre. L’uranium enrichi sera livré le 30 mai 1959 par les Etats-Unis.

7 juin 1959

premier vol du prototype du Mirage IVA.

8 juin 1959

Première divergence de G3 à Marcoule. Création au CEA du "Groupe de Propulsion Nucléaire" pour les sous-marins.

15 juin 1959

Le cœur en plutonium du premier engin expérimental français est coulé à Bruyères-le-Châtel.

17 septembre 1959

Création de la Société pour l’Etude et la Réalisation d’Engins Balistiques (SEREB) chargé de la construction des engins et lanceurs.

20 novembre 1959

L’Assemblée générale des Nations unies invite la France à s’abstenir de procéder à des essais nucléaires au Sahara.

décembre 1959

Commande aux Etats-Unis de missiles sol-sol Honest Jones et sol-air Nike Hercules ainsi qu’une quarantaine d’avions F 100 pour les Forces françaises en Allemagne. Les têtes nucléaires restent sous le contrôle des forces américaines.

1° janvier 1960

Rattachement de la Batterie de Limeil à la Direction des Applications Militaires du CEA.

5 février 1960

Pierre Guillaumat est nommé ministre délégué aux Questions Atomiques.

13 février 1960

Explosion "Gerboise bleue" à Reggane (Sahara).

2 juillet 1960

La poudrerie de Miramas est mise à la disposition du CEA pour la construction d’une usine de lithium.

16 juillet 1960

Dépôt de la première loi de programmation militaire prévoyant la construction de l’usine de séparation isotopique de Pierrelatte.

août 1960

Création du Centre d’Achèvement des Propulseurs à Saint-Médard-en-Jalles.

octobre 1960

les premiers avions gros porteurs peuvent atterrir sur la nouvelle piste d’aviation de Faa’a à Tahiti.

8 décembre 1960

Publication de la première loi de programmation militaire (1° janvier 1960 - 1° janvier 1965).

9 décembre 1960

Décision de construction de l’usine de traitement de déchets nucléaires à La Hague.

décembre 1960

Début des essais des véhicules expérimentaux au centre Interarmées des Engins Spéciaux (CIEES) de Hammaguir.

5 avril 1961

Création de la Délégation Ministérielle de l’Armement (DMA), future DGA.

juin 1961

Création de l’organisation " Cœlacanthe " chargée du programme SNLE et MSBS.

janvier 1962

Décision d’achat aux Etats-Unis de 12 avions Boeing C135 F pour le ravitaillement en vol des Mirage IVA.

avril 1962

Création du Centre d’Etudes du Ripault pour réaliser les édifices pyrotechniques des armes.

9 avril 1962

Mise en service à Cadarache de la pile Azur (maquette critique du PAT de la propulsion nucléaire).

1° mai 1962

Essai souterrain au Sahara du prototype de l’AN 11, première bombe qui équipera les Mirage IVA.

mai 1962

Commande de 50 Mirage IVA à Dassault et de 40 bombes atomiques au CEA.

4 juillet 1962

Création du Centre d’essais des Landes (CEL) et du Centre d’Expérimentation du Pacifique (CEP).

1962

Création de la SODERN chargée de produire les sources neutroniques nécessaires à l’amorçage des armes nucléaires.

6 janvier 1963

Lancement de la réalisation d’un armement nucléaire tactique.

2 mai 1963

Décision, en Conseil de défense, de la construction des missiles sol-sol du Plateau d’Albion et de la Force Océanique Stratégique.

15 mai 1963

Décision de fabrication du tritium à Marcoule.

23 juillet 1963

Le gouverneur Grimald autorise les premiers travaux d’implantation du CEP en Polynésie. Les travaux commencent dans les semaines suivantes.

5 août 1963

Traité d’interdiction des essais d’armes nucléaires dans l’atmosphère, dans l’espace extra-atmosphérique et sous l’eau, signé à Moscou par les Etats-Unis, l’URSS et le Royaume-Uni.

10 octobre 1963

Entrée en vigueur du traité d’interdiction des essais d’armes nucléaires dans l’atmosphère.

1° janvier 1964

Création de la Direction des Centres d’Expérimentations Nucléaires (DIRCEN).

14 janvier 1964

Inauguration du Poste de Commandement des Forces Stratégiques de Taverny (COFAS).

6 février 1964

Délibération de la commission permanente de l’Assemblée Territoriale de Polynésie cédant gratuitement à l’Etat français les atolls de Moruroa et Fangataufa. Cette décision est rendue exécutoire deux jours plus tard, sans le vote (pourtant obligatoire) de l’Assemblée Territoriale.

1er mai 1964

Création du Centre d’Instruction des Forces Aériennes Stratégiques (CIFAS) sur la base aérienne de Bordeaux-Mérignac.

14 août 1964

Mise en service à Cadarache du prototype à terre (PAT) de moteur nucléaire des futurs SNLE.

octobre 1964

Première livraison des Mirage IVA aux Forces aériennes stratégiques.

23 décembre 1964

Publication de la deuxième loi de programmation militaire (1° janvier 1965 - 1° janvier 1971).

décembre 1964

Création par le CEA du Centre d’Etudes Scientifiques et Techniques d’Aquitaine (CESTA) au Barp.

3 janvier 1965

Mise en service de l’usine basse de Pierrelatte.

28 mai 1965

Le général de Gaulle signe l’instruction d’installation de la composante sol-sol balistique sur le Plateau d’Albion.

9 septembre 1965

Le général de Gaulle annonce le retrait de la France de l’OTAN.

fin 1965

Mise en service du Centre d’Etudes Scientifiques et Techniques d’Aquitaine (CESTA) du CEA, chargé de "militariser" les charges nucléaires.

7 mars 1966

Le général de Gaulle annonce que l’intégration des forces françaises dans l’OTAN prendra fin au plus tard en 1969.

2 juillet 1966

Premier essai nucléaire français à Moruroa avec la charge de l’AN 52.

19 juillet 1966

Un Mirage IVA largue une bombe AN 11 à 100 km au sud de Moruroa

10 novembre 1966

Décision, en Conseil de défense, de fabrication des armes nucléaires tactiques. Le principe avait été admis en 1963, mais sans réalisation possible par manque de plutonium et de crédits.

27 janvier 1967

Première divergence du surgénérateur Rapsodie à Cadarache.

Traité sur les principes régissant les activités des Etats en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, y compris la lune et les autres corps célestes, signé à Moscou par les Etats-Unis, l’URSS et le Royaume-Uni. (Interdiction d’armes nucléaires dans l’espace)

2 février 1967

Signature de l’accord secret franco-américain Ailleret-Lemnitzer définissant les modalités de coopération entre la France et l’OTAN au niveau des missions nucléaires.

14 février 1967

Ouverture à la signature à Mexico du traité de Tlatelolco (zone exempte d’armes nucléaires en Amérique latine)

mars 1967

Création du CAEPE à Saint-Médard-en-Jalles

29 mars 1967

Lancement à Cherbourg du SNLE Le Redoutable.

7 avril 1967

Première livraison d’un lingot d’uranium 235 très enrichi (à plus de 90 %) de l’usine de Pierrelatte.

15 mai 1967

Mise en service du réacteur Célestin I à Marcoule pour la production du tritium.

1er juillet 1967

Fermeture (officielle) du CIEES (Centre interarmées d’essais des engins spéciaux) d’Hammaguir au Sahara.

25 septembre 1967

La France signe le traité sur l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique.

9 avril 1968

Ouverture de la base spatiale de Kourou (Guyane) avec le lancement d’une fusée " Véronique "

1er juillet 1968

Ouverture à la signature du Traité de non-prolifération (TNP)

24 août 1968

Première explosion thermonucléaire française à Fangataufa utilisant de l’uranium 235 et du tritium (tir Canopus).

28 septembre 1968

Création du 1er Groupement de Missiles Stratégiques (1er GMS) à Saint-Christol sur le Plateau d’Albion.

3 octobre 1968

Mise en service du réacteur Célestin II à Marcoule pour la production du tritium. Mise en service à Marcoule de l’atelier d’extraction du tritium.

15 octobre 1968

Arrêt définitif du réacteur G1 à Marcoule.

1968

Entrée en service de l’annexe du CEN de Saclay à l’Orme des Merisiers.

1er juin 1969

Création de la SEP par fusion d’unités de SNECMA et de Nord-Aviation.

9 juin 1969

Ouverture du site Infratome (Centre de Stockage de la Manche).

1er septembre 1969

Aménagement du PC Jupiter sous le parc de l’Elysée. Installation des centre de Commandement mobile, du Mont-Verdun et de Houilles.

1er janvier 1970

Création de la SNIAS (fusion de SEREB et de Nord et Sud Aviation).

5 mars 1970

Entrée en vigueur du TNP (1er juillet 1970).

5 août 1970

Entrée en vigueur du traité sur les principes régissant les activités des Etats en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, y compris la lune et les autres corps célestes (27 janvier 1967).

1er octobre 1970

Nomination d’André Giraud comme administrateur général du CEA.

19 novembre 1970

Publication de la loi de programmation militaire 1971-1975.

1° janvier 1971

Création de Comurhex.

11 février 1971

Traité interdisant de placer des armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive sur le fond des mers et des océans ainsi que dans leur sous-sol, signé par les Etats-Unis, l’URSS et le Royaume-Uni.

juillet 1971

Arrêt définitif des activités du Bouchet.

2 août 1971

Entrée en service de la première unité de tir des S2 du Plateau d’Albion.

1° décembre 1971

Mise en service du premier SNLE français armé de 16 missiles M 1, le Redoutable.

26 mars 1972

Signature à Moscou du traité anti-missiles ballistiques (ABM) entre l’URSS et les Etats-Unis.

18 mai 1972

Entrée en vigueur du traité interdisant de placer des armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive sur le fond des mers et des océans ainsi que dans leur sous-sol

26 mai 1972

Traité entre les Etats-Unis et l’URSS concernant la limitation des systèmes de missiles antimissiles (dit traité ABM).

Convention provisoire entre les Etats-Unis et l’URSS sur certaines mesures concernant la limitation des armes stratégiques offensives.

16 juin 1972

Création de Technicatome, filiale du CEA et d’EDF.

juillet 1972

Publication du Livre Blanc sur la Défense (Volume I) qui fixe la doctrine nucléaire française

3 octobre 1972

Entrée en vigueur du traité ABM et de la Convention provisoire sur les armes stratégiques offensives.

octobre 1972

Mise en service des premiers Mirage III E, porteurs de la bombe AN 52, à Luxeuil.

22 juin 1973

Entrée en vigueur de l’accord entre les Etats-Unis et l’URSS relatif à la prévention de la guerre nucléaire.

18 juillet 1973

La France signe le protocole additionnel II du traité de Tlatelolco (avec réserves).

27 août 1973

Essai nucléaire dans la zone de Moruroa à partir d’un Mirage III E.

31 août 1973

Première divergence du surgénérateur Phénix à Marcoule.

22 mars 1974

La France ratifie de Protocole II du traité de Tlatelolco.

1° mai 1974

Mise en service des premiers Pluton à Mailly.

3 juillet 1974

Traité entre les Etats-Unis et l’URSS relatif à la limitation des essais souterrains d’armes nucléaires, signé à Moscou

1° septembre 1974

Mise en service des premiers Jaguar A, porteurs de la bombe AN 52, à Saint-Dizier.

1er janvier 1975

Création du groupe des fournisseurs nucléaires (NSG)

5 juin 1975

Premier essai nucléaire français souterrain (Achille) dans le Pacifique à Fangataufa.

24 novembre 1975

Première divergence de la Chaufferie Avancée Prototype (CAP) à Cadarache.

19 janvier 1976

Création de la Cogéma, filiale à 100 % du CEA, chargée du cycle des matières nucléaires. Les activités industrielles des centres de Pierrelatte et de Marcoule sont transférées à la Cogéma.

28 mai 1976

Traité entre les Etats-Unis et l’URSS sur les explosions nucléaires souterraines à des fins pacifiques, signé à Washington et à Moscou.

19 juin 1976

Publication de la loi de programmation militaire 1977-1982.

16 juillet 1976

Création d’une ligne téléphonique directe entre Paris et Moscou afin d’assurer la prévention du déclenchement accidentel ou non autorisé d’armes nucléaires.

5 février 1977

La DMA devient la Délégation générale pour l’armement (DGA).

5 juillet 1977

Accord entre la France (CEA) et la RFA sur les surgénérateurs.

septembre 1977

Les Etats-Unis annoncent qu’ils disposent de la bombe à neutrons depuis 1963.

10 novembre 1978

Mise en service des soutes pour l’AN52 des Super-Etendard sur le porte-avions Clémenceau.

février 1979

Entrée en service des premiers Super-Etendard, équipés de la bombe AN 52, sur le porte-avions Clémenceau.

2 mars 1979

La France signe le Protocole I du traité de Tlatelolco (avec réserves).

18 juin 1979

Traité et protocole au traité entre les Etats-Unis et l’URSS concernant la limitation des armes stratégiques offensives (SALT), signé à Vienne.

7 novembre 1979

Création de l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs).

12 décembre 1979

L’OTAN décide de déployer des Euromissiles en Europe.

3 mars 1980

Convention sur la protection physique des matériaux nucléaires, signée à Vienne et New York.

10 juin 1980

Le conseil de défense décide le lancement des études sur le missile stratégique mobile dit " SX ".

26 juin 1980

Le président Giscard d’Estaing annonce le début des premières études sur l’arme à neutrons.

11 décembre 1980

Entrée en vigueur du traité entre les Etats-Unis et l’URSS relatif à la limitation des essais souterrains d’armes nucléaires (3 juillet 1974).

31 octobre 1981

Lors du Conseil de défense, le président Mitterrand se déclare favorable au SNLE-NG et réticent vis à vis du Hadès.

22 février 1982

Lors d’un Conseil de défense, le président Mitterrand décide la poursuite des études sur l’arme à neutrons. Cette décision est confirmée le 22 mai 1982.

1° juin 1982

Entrée en service de la première unité de tir des S3 sur le Plateau d’Albion.

juin 1982

Devant l’ONU, le ministre des Affaires étrangères affirme que la France n’utilisera pas ses armes nucléaires contre un Etat non nucléaire.

1° juillet 1982

Les unités de recherche-développement et les installations pilotes des sites de Pierrelatte et de Marcoule (maintenues dans le CEA) deviennent le Centre d’Etudes Nucléaires de la Vallée du Rhône (VALRHO).

octobre 1982

Fermeture des usines basse et moyenne de Pierrelatte dont les activités sont transférées à Eurodif.

22 février 1983

Mise en service à Toulon du premier sous-marin d’attaque à propulsion nucléaire, le Rubis.

8 juillet 1983

Publication de la loi de programmation militaire 1984-1988.

9 octobre 1984

Devant le Parlement, Charles Hernu qualifie pour la première fois les armes nucléaires tactiques d’armes " préstratégiques ".

29 avril 1985

Au cours du Conseil de défense consacré aux armes de l’espace, le Président Mitterrand déclare qu’il ne faut pas distinguer stratégie nucléaire et stratégie spatiale.

6 août 1985

Ouverture à la signature du traité de Rarotonga (zone exempte d’armes nucléaires dans le Pacifique Sud).

4 février 1986

Décision ministérielle de mise en chantier du porte-avions nucléaire " Richelieu " (Charles de Gaulle).

1° mai 1986

Entrée en service opérationnel du premier escadron de Mirage IVP équipés de l’ASMP.

4 juillet 1986

Premier vol du Rafale A de Dassault.

11 décembre 1986

Entrée en vigueur du traité de Rarotonga (6 août 1985)

8 février 1987

Entrée en vigueur de la Convention sur la protection physique des matériaux nucléaires (3 mars 1980).

16 avril 1987

Création du Régime de contrôle de la technologie des missiles (MTCR) par le G7 à Rome.

23 mai 1987

Publication de la loi de programmation militaire 1987-1991.

8 décembre 1987

Traité entre l’URSS et les Etats-Unis sur l’élimination de leurs missiles à portée intermédiaire et à plus courte portée (traité INF), signé à Washington.

4 janvier 1988

Remise du 1er Transall NG équipé du système ASTARTE à l’armée de l’air.

1er juin 1988

Entrée en vigueur du traité entre l’URSS et les Etats-Unis sur l’élimination de leurs missiles à portée intermédiaire et à plus courte portée (8 décembre 1987).

9 juin 19